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Il y a des groupes qui vieillissent, d’autres qui s’assagissent, et puis il y a Exodus. Eux, ils ne vieillissent pas : ils
s’aiguisent. Goliath, c’est l’album qui débarque sans prévenir, qui
t’arrache la porte d’entrée, qui boit ta bière et qui repart en laissant les
murs trembler. Bref, du Exodus pur jus, mais avec cette petite odeur de poudre
fraîche qui te rappelle que, même après quatre décennies, les papys du thrash
savent encore comment te décrocher la nuque.
Bon. Je vais être honnête : quand j’ai lancé Goliath, j’étais partagé entre l’excitation et la méfiance. Le retour de Rob Dukes, c’est un peu comme revoir un vieux pote qui t’a déjà foutu deux baffes mais qui t’a aussi payé des bières. Tu sais que ça peut partir dans tous les sens.
Et dès les premières secondes, j’ai compris : Exodus n’est pas revenu pour discuter.
Goliath, c’est Exodus qui revient avec les crocs.
Dukes change vraiment la donne : plus massif, plus agressif, plus “actuel” dans l’approche.
L’album est cohérent, puissant, sans temps mort.
Et surtout : il sonne vrai.
Pas un groupe qui essaie de plaire.
Un groupe qui frappe.
Et franchement… ça fait du bien.
Ça démarre sec, sans préliminaires. Un riff qui te prend par le col et te plaque contre le mur. Dukes arrive comme un camion-benne lancé à pleine vitesse. Pas de fioritures, pas de décorations : c’est du thrash brut, celui qui te remet les cervicales en place. J’ai souri. J’étais à la maison.
Là, Exodus commence à poser l’ambiance. Plus sombre, plus martial, presque plus “méchant” que ce qu’ils faisaient avec Zetro. Dukes est dans son élément : il crache les mots comme s’il avait une dent contre l’humanité entière. Le break central est une vraie montée d’adrénaline. Holt, lui, déroule un solo qui sent la poudre.
Un des morceaux qui m’a le plus surpris. Exodus ralentit, mais pas pour se reposer : c’est un poids lourd qui avance. Les guitares sont épaisses, presque suffocantes. Dukes se permet même un peu de nuance, ce qui donne une profondeur inattendue. C’est le genre de morceau où tu te dis : “OK, ils ont encore des choses à dire.”
Retour au thrash pur et dur. Ça cavale, ça mord, ça ne lâche rien. Le refrain est simple mais efficace, le genre que tu hurles sans réfléchir. On sent que ce morceau a été pensé pour la scène : ça va tourner dans les pits comme un ventilateur sans grille de protection.
Le morceau-titre. Et franchement, il porte bien son nom. C’est massif, écrasant, presque solennel dans sa brutalité. Le refrain, scandé, te reste dans la tête comme un slogan de guerre. Dukes est impérial. Holt et Altus déroulent un riff qui pourrait servir à abattre des murs porteurs. C’est un des sommets du disque.
Là, Exodus se permet un peu de technique, un peu de complexité. Pas du prog, hein, faut pas déconner, mais suffisamment de variations pour te tenir en haleine. Le solo est étonnamment mélodique, presque contemplatif. Ça fait du bien dans l’album, comme une respiration… mais une respiration dans un environnement toxique.
Le morceau qui porte le mieux son nom. C’est deux minutes (et un peu plus) de pure agressivité. Pas de subtilité, pas de diplomatie : c’est une rafale. Dukes est en mode bulldozer. Si tu n’es pas réveillé à ce moment-là, c’est que tu n’as plus de pouls.
Mid-tempo, lourd, groovy, presque vicieux. Le genre de morceau qui te fait hocher la tête sans que tu t’en rendes compte. La basse est énorme. Dukes rugit plus qu’il ne chante. Et Holt se permet un solo plus bluesy, ce qui donne un contraste très cool. Un de mes préférés.
Le morceau épique de l’album. Long, ambitieux, presque narratif. L’intro te met dans une ambiance étrange, puis ça explose. Les guitares développent des thèmes plus mélodiques, et Dukes varie vraiment son approche. Le final instrumental est superbe : Exodus prouve qu’ils peuvent être violents et inspirés.
Un final comme je les aime : rapide, nerveux, sans concession. Le morceau résume parfaitement l’album : brutal mais maîtrisé, moderne sans renier l’ADN du groupe. Le solo final est complètement débridé, comme si Holt voulait te dire : “On n’a pas fini de vous secouer.”

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