Lions Metal Festival 2026
Le live report de la 8ème édition !
Depuis huit ans en région Lyonnaise, et plus précisément à Montagny près de Givors, la dark-side du metal donne rendez-vous aux adeptes du death et du black, pour deux jours placés sous le signe de l’extrême. Situé dans la salle du Trait d’Union, le Lions Metal Festival permet aux piliers de l’underground de se produire dans de très bonnes conditions, et offre la possibilité au public de voir on-stage des formations issue de la scène locale, et/ou des références cultes du genre que l’on a pas l’habitude de voir souvent dans notre bel hexagone.
L’édition 2026 proposait pas moins de 21 groupes, dont 12 français, et 9 autres provenant notamment de Grèce, Suède, et Danemark. Il y eut également une invitée qui fît bien parler d’elle, Dame Chaleur. C’est simple, lors du week-end le ciel fût plus que bleu, et le thermomètre se plaça pas loin des 40°, mais heureusement sans que cela n’entrave au bon déroulement du festival. Sans faire allusion à un quelconque phantasmagorique réchauffement climatique, il fait tout simplement toujours chaud dans la région en cette période de l’année, point barre.

Je tiens également à souligner, que durant les deux jours, l’équipe des bénévoles a toujours été présente pour les festivaliers. Que ce soit, pour le catering, la buvette, le merchandising, les changements de plateaux, l’espace VIP, l’entretient des sanitaires, et celui de la salle après chaque prestation. Un grand merci à toute l’équipe qui en fait un festival rôdé au millimètre et parfaitement équilibré à tous les niveaux, donc c’est top !
Venons en maintenant au nerf de la guerre, c’est le bon mot, les concerts. Pour une première présence au Lions Metal Festival, j’ai assisté à pas moins de onze shows, avec au menu, découverte, nostalgie, et kiffage total. Je vous raconte tout ça…
Mon planning démarre le Samedi 23 Mai à 13h, avec Hellixxir. La formation originaire de Grenoble distille un death-metal mélodique de très bonne facture, devant un parterre déjà bien rempli pour l’horaire, et reçoit un écho des plus mérité. Le son est bon, le groupe est très intense et d’une efficacité scénique qui fait plaisir à voir. Bonne découverte.

Hellixxir

Aesmah
On reste ensuite dans la mélodie, avec une autre formation française, Aesmah. Le death-atmosphérique du groupe est saisissant et puissant, le chant féminin growlé tranche dans le mix, et au moment du festival le groupe venait de sortir de studio pour l’enregistrement de son nouvel album, dont nous avons pu découvrir quelques nouveaux morceaux. Affaire à suivre.
Changement radical d’ambiance et de style à 15h, avec les locaux de Warside. Le quatuor Lyonnais à mis le feu, musicalement parlant, très peu de secondes après son entrée sur scène. Le groupe propose un brutal-death in your face bien sympa, sur fond d’une bouillie sonore dédiée aux amateurs d’andouillettes ! Le pit est au mieux de sa forme, ça transpire de partout, le groupe nous gratifie d’une cover de Vomitory, et le public lui rend un accueil vraiment chaleureux durant toute la durée de son set. Bref, tout le monde est content !
L’heure du gouter arrive, et le groupe qui monte sur scène, professionnalise direct l’ambiance. Les autrichiens de Darkfall ne font qu’une bouchée des festivaliers, à grands coups de brûlots mid-tempo vraiment excellents que n’aurait pas renié Deicide. Le son très death old-school donne une claque supplémentaire à l’assemblée, et cerise sur le riff, il s’agissait de la première date française du combo. J’ai envie de vous dire, les gars revenez quand vous voulez !

Darkfall
Sous une chaleur écrasante, c’est à Exocrine de venir croiser le fer. Le quatuor originaire de Bordeaux, et visiblement très content de sa présence sur l’affiche, propose un death-technique qui s’inspire du son actuel de Pestilence depuis l’album Hadeon. Si c’est votre dada ruez vous sur cette formation, qui profita du set du jour pour introniser derrière les fûts, son nouveau batteur Julien. On souhaite donc la bienvenue à Juju !
Le temps de prendre un rafraichissement histoire de me préparer pour le set de Maceration, que je croise Thierry Apaix, guitariste de Revenge. Le groupe étant de retour depuis peu sous le nom de Revenge Origins, une interview s’imposait pour faire le point sur l’actualité de la formation.
Revenge Origins – Interview de Thierry Apaix (guitare) – Lions Metal Festival – Samedi 23 Mai 2026

Interview avec Thierry Apaix de Revenge Origins
En pleine interview avec Thierry Apaix de Revenge, je manque alors partie du set des danois de Maceration. Bon, c’était pour la bonne cause, et la bonne demie-heure que j’ai vu du show par la suite m’a beaucoup plu. Si vous ne connaissez pas encore Maceration, cela ravira pleinement les fans de Bénédiction et Nihilist (pré-Entombed).
Et en guise de tête d’affiche du soir pour votre rédacteur, il faudra compter sur Nightrage. La formation grèco-suédoise envoie du bois direct, et propose à son public un set très énergique à l’enthousiasme contagieux, plus proche d’un bon heavy-metal des familles au son bien burné, que du death habituel, mais on prend quand même. Excellent moment partagé, et un public conquis.

Nightrage
Dimanche 24 Mai, j’arrive à 15h sous une chaleur qui indisposa même les adeptes des abîmes les plus profondes, c’est pour dire. Malepeste est sur la scène, son black-atmosphérique intense fait des merveilles. Lors du set de la formation Lyonnaise, je croise Mick le fondateur du festival, qui me propose d’aller backstage pour faire notre interview prévue ce jour.
Lions Metal Festival – Interview de Mick, fondateur du festival – Dimanche 24 Mai 2026

Avec Mick, fondateur du Lions Metal festival
L’interview avec Mick est dans la boîte, la chaleur perdure, et l’assemblée du Trait d’Union prend la direction des lointaines terres du nord avec Hrothgar pour un viking metal mélodique théâtrale de toute beauté. Très efficace et pas une note à côté. Un grand moment.
Séquence nostalgique a présent avec les légendaires Himinbjorg. Le groupe pionnier du pagan black-metal Français, qui joue ici certainement l’un de ses derniers concerts, d’après les propos du chanteur/guitariste croisé backstage, à rencontré beaucoup de soucis techniques. Des balances difficiles et retardées avec un son vraiment hasardeux, et pour éviter de retarder l’organisation le groupe préfère commencer son set. Malheureusement les lights ambiants ne sont pas éteins à temps, et Himinbjorg commence avec la lumière du jour malgré les dires du bassiste. Et ça ne s’arrête pas là…
Le micro choeur ainsi que le retour chant ne fonctionnent pas, la guitare rythmique rencontre un sérieux problème, et le technicien de la team n’arrive pas à la régler à temps, le groupe est donc obligé d’interrompre son set. Une malédiction ? En tout cas le quatuor ne démérite pas et joue ses titres avec encore plus de rage, conviction, puissance, et intensité. La fin du concert sera atrophiée, car au final le groupe ne s’y retrouve plus, ce qui en a fait l’un des shows les plus underground et profond du week-end. Quoi qu’on en dise, c’était excellent et le son énorme !

Himinbjorg

Himinbjorg lors du soundcheck…
Des profondeurs de l’âme avec Himinbjorg, on passe direct à une bourrinerie made in République Tchèque avec Cuttered Flesh, dont c’est également le premier concert en France. L’un des coups de coeur de Mick, qui me confiera dans son interview réalisée dans l’après-midi, que la formation est du même accabi que la légende stéphanoise Benighted. Nos solides gaillards ont atomisé comme il se devait la scène du Lions Festival, et c’est avec eux que ce ponctuera mon périple de cette année.
C’est donc à la suite du set de Cuttered Flesh que je prends congé. J’en profite pour remercier une nouvelle fois toute l’équipe du festival, ainsi que Mick pour l’accréditation, et pour le bon déroulement du week-end. Le fait de participer en qualité de média pour la première fois au Lions Metal Festival, me fît replonger à mes débuts radiophoniques sur Radio Pluriel (Saint Priest), et qu’à cette même période j’assistais non loin de là, à mon tout premier festival, l’Underground Metal Festival dans la commune de Millery, avec notamment Dew Scented, Benighted, Funérarium, Aquilon, Belenos, Winds Of Torment. La boucle est bouclée ? Pour cette année oui, et rendez-vous l’année prochaine avec grand plaisir !


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À propos de l'auteur.ice
Fin d’année 2012, après une carrière de plus de 20 ans dans le milieu de la gastronomie, Guillaume décide de se reconvertir dans un métier passion : la radio. Il décide ainsi de se professionnaliser et de suivre une formation chez On Air Formation à Strasbourg.
A l’issue de cet apprentissage, JC le boss de On air Formation, lui propose de prendre les commandes tous les mercredis soir de Hit Plus, la webradio du centre. Guillaume créé alors un nouveau programme : Rock Kitchen. Ce nom n’est pas choisi au hasard, car il anime son émission en délocalisation en Ile-de-France depuis… sa cuisine ! Au même moment il devient chroniqueur pour différents magazines et webzines francophones.
Un an plus tard, il intègrera pendant deux ans les équipes d‘ Hag’FM, sur les ondes du Cotentin et plus particulièrement de la Hague. Radio pour laquelle il animera la seconde partie de matinale, réalisera de nombreuses interviews autour de la vie locale, formera de nombreux jeunes animateurs et pigistes, et présentera sa propre émission hebdomadaire Metal Hag’.
Ces expériences, lui donnent l’envie de monter sa propre webradio, et de partager avec vous la musique qu’il aime écouter au quotidien depuis son adolescence : le hard-rock, ainsi que tous ses dérivés !
La décision est donc prise et No Name Radio voit ainsi le jour en octobre 2016 !
Une deuxième passion pour l’écriture l’appelle à créer son premier blog, et de vous partager son point de vue sur les nouvelles sorties d’albums, et vous faire profiter des différentes interviews, dont il bénéficie avec la radio. Behind The Scenes voit le jour et sera rebaptisé Nos Nouvelles Reviews quelques temps après.
Depuis, le blog et la webradio ne font qu’un, et en octobre 2026 No Name Radio soufflera sa dixième bougie, avec toujours autant de metal sur les ondes !
