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DEATH DECLINE : rien ne les arrête, pas même une béquille !
Après Hidden Intent, le Barbeuk Metal Fest poursuit son offensive avec Death Decline. Le quintette dijonnais, fidèle à son mélange de thrash et de death metal, arrive avec une mission assez simple : faire parler les riffs et maintenir la fosse sous pression.
Et pourtant, un détail attire immédiatement l’attention avant même que le groupe ne commence à jouer. Fabien « Fab » Legué, guitariste de la formation, se déplace avec des béquilles à la suite d’une blessure au tendon d’Achille. On pourrait imaginer que la situation impose quelques limites à sa prestation. Il n’en sera rien.
Une fois sur scène, Fab pose ses béquilles et assure son rôle avec une efficacité impressionnante. La blessure semble disparaître derrière son instrument : le guitariste reste pleinement investi dans le set et participe à cette déferlante sonore qui caractérise Death Decline. Une image assez parlante de l’engagement du groupe : quand il s’agit de monter sur scène, manifestement, rien ne les arrête.
Leur thrash/death est taillé pour le live. Riffs rapides et acérés, rythmiques lourdes, double pédale et quelques touches hardcore donnent à l’ensemble une vraie puissance d’impact. La musique reste suffisamment groovy pour faire bouger la fosse tout en conservant cette agressivité qui fait l’identité du groupe.
Au chant, Alexis Fleury n’est pas là pour faire de la figuration. Habitué à chercher le contact avec le public, il sait également laisser la fosse prendre sa part dans le spectacle. Cette relation directe avec les spectateurs fait partie de l’ADN scénique de Death Decline : le groupe joue pour le public et avec lui, avec cette volonté de retrouver une vraie tension et quelque chose de viscéral dans le live.
Et ça fonctionne. Les premiers rangs s’animent rapidement et le public répond à la décharge dijonnaise. Pas de fioritures inutiles : Death Decline va à l’essentiel, avec une prestation précise, agressive et particulièrement énergique.
Le contraste entre Fab, qui avait besoin de béquilles pour se déplacer quelques minutes auparavant, et le guitariste parfaitement opérationnel une fois le concert lancé, restera certainement l’une des images marquantes de leur passage au Barbeuk.
Death Decline confirme ainsi une nouvelle fois qu’il possède ce qui fait les bons groupes de live : des morceaux efficaces, une vraie maîtrise instrumentale, une présence scénique solide et surtout cette capacité à embarquer une fosse. Avec ou sans béquilles, les Dijonnais ont clairement choisi leur camp : celui de la scène.










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Photographies et texte : Nuna Site web – L’Univers de Nuna
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