
Il y a des albums qui cherchent à vous impressionner par leur complexité, et puis il y a ceux qui...
Après la première partie de Jessica Delot, la scène a laissé place au groupe italien Kæry Ann.
Kæry Ann est un groupe italien qui évolue dans un univers mêlant rock alternatif, atmosphères sombres et textures mélodiques. Leur musique installe des paysages sonores assez cinématographiques, avec une voix féminine à la présence à la fois réservée et habitée. J’en parle dans cet article.
Une autre atmosphère s’est alors installée dans la salle.
Dès les premières minutes, la présence de la chanteuse, Erika Azzini, m’a frappée. Je l’ai trouvée dans une certaine retenue, une concentration presque, intérieure, une manière d’habiter la scène mais sans chercher à occuper l’espace.
A travers la fumée qui envahissait la scène, son attitude m’a immédiatement fait penser à Hope Sandoval, la voix de Mazzy Star : cette même forme de réserve, ce mélange de sérieux et de sensibilité qui attire l’attention sans jamais forcer le regard.
Une présence discrète mais magnétique.
J’ai été complètement happée par l’univers musical de Kæry Ann !
Le groupe a installé son identité tant visuelle que musicale, sans précipitation, invitant le public à entrer dans un espace sonore plus contemplatif que démonstratif.
Voici quelques images de ce moment.
Un grand merci à Simon Grumal pour l’invitation. Vous pouvez retrouver son travail ici.
Et un grand merci à Erika d’avoir pris le temps d’un échange en fin de concert.

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