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Phoenix Cryptobiosis
Dès l’intro, on retrouve une couleur résolument old school, presque familière. Puis « Lacerate to Dominate » déboule sans prévenir : un death metal direct, nerveux, emmené par un growl massif, profond, qui recouvre tout comme un voile sombre. Quelques passages plus froids, teintés de black, ouvrent une atmosphère horrifique où s’insèrent des mélodies dissonantes et des solos typiques du genre. Avulsed ajoute ici et là de petites variations pour éviter la monotonie.
Un retour venu des profondeurs
Le death metal a parfois des allures de virus persistant — et Avulsed en est un bon exemple. Formé en 1991 en Espagne, le groupe fait partie de ces piliers qui survivent aux époques, aux évolutions du genre et aux changements de line-up.
Après une pause à partir de 2013, suite à la sortie de Ritual Zombi, le groupe se remet en marche autour de son leader et chanteur Dave Rotten.
Du line-up d’origine, seul Sandegreen Arroyo « GoG » est encore présent. Il est aujourd’hui entouré de nouvelles recrues : Alejandro Lobo et Victor Dws aux guitares, et Alex Nihil à la basse. Certaines compositions du nouvel album proviennent encore d’anciens membres, mais la majorité est bien l’œuvre de cette formation actuelle.
L’album qui marque leur retour porte un nom évocateur : Phoenix Cryptobiosis.
Dès l’intro, on retrouve une couleur résolument old school, presque familière. Puis « Lacerate to Dominate » déboule sans prévenir : un death metal direct, nerveux, emmené par un growl massif, profond, qui recouvre tout comme un voile sombre.
Quelques passages plus froids, teintés de black, ouvrent une atmosphère horrifique où s’insèrent des mélodies dissonantes et des solos typiques du genre. Avulsed ajoute ici et là de petites variations pour éviter la monotonie.
« Blood Monolith » glisse vers quelque chose de plus thrashy, surtout dans la dynamique générale. Le refrain se fait plus héroïque, presque épique, tandis qu’un pont bien lourd évoque par moments le doom.
Même si certaines idées donnent une sensation de déjà-vu, l’ensemble fonctionne pour les auditeur·rice·s sensibles au death metal très old school.
Avec « Guts of the Gore Gods », le groupe exploite des riffs répétitifs, presque mécaniques, qui tournent jusqu’à devenir hypnotiques.
« Neverborn Monstrosity » montre leur versant plus technique : changements de rythmes, transitions affûtées, et une musicalité glaciale qui garde l’auditeur·rice en alerte.
Le morceau qui donne son nom à l’album est l’un des plus marquants. On y retrouve ces petites phrases musicales répétées qui commencent à devenir la signature du groupe, rappelant parfois — de loin — des formations comme Mercyless.
Les riffs prennent ici des allures d’arabesques coupantes, comme des lames tournoyantes dans l’obscurité.
« Unrotted », quant à lui, évoque par moments Vader, que ce soit volontaire ou non.
« We continue mixing brutality and heaviness with hints of melody, but always adding new structures and riffs. We don’t want to bore anyone always doing the same kind of songs. »
Dave Rotten
Ce Phoenix Cryptobiosis ne prétend pas réinventer le death metal. Il reste frontal, brut, ancré dans l’esthétique old school, avec quelques nuances stylistiques en guise de respiration.
On peut ressentir un certain déjà-vu, mais la sincérité et la violence assumée du disque font le travail.
Si vous cherchez un death metal avant-gardiste, expérimental ou vraiment singulier, vous risquez de rester sur votre faim.
Mais si vous aimez le death à l’ancienne, immédiat, sans prise de tête, ce disque devrait clairement vous parler.
Un album cohérent, parfois prévisible, mais taillé pour frapper fort. Une déflagration qui, sans surprendre, fait exactement ce qu’on attend d’elle.

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